Le Christ a-t-il voulu une Église qui puisse disparaître comme Église visible ?

Lorsque le Christ prononça ces paroles solennelles : « Je bâtirai mon Église, et les portes de l’enfer ne prévaudront point contre elle », il ne livrait pas une formule vague, abandonnée à l’interprétation fluctuante des siècles. Il parlait à des hommes concrets, rassemblés autour de lui, appelés, formés, envoyés. Il parlait d’une Église qu’il … Lire la suite Le Christ a-t-il voulu une Église qui puisse disparaître comme Église visible ?

De la France chrétienne à l’État souverain

I. Une France née dans le baptême, non dans la souveraineté Lorsque la France entre dans l’histoire, elle n’y entre pas comme une puissance abstraite, mais comme un peuple reçu dans l’Église.Son acte fondateur n’est pas une constitution, mais un baptême. Le sacre de Reims n’est pas une simple cérémonie politique : il inscrit le … Lire la suite De la France chrétienne à l’État souverain

La liberté, l’unité et l’Église visible

Il est des divergences qui ne tiennent ni au tempérament des hommes, ni aux excès de l’histoire, mais à des choix initiaux, silencieux et décisifs, faits au seuil même de la pensée chrétienne. Telle est la question de l’Église. Elle ne se réduit pas à une organisation plus ou moins heureuse, ni à une simple … Lire la suite La liberté, l’unité et l’Église visible

Le Corps du Christ : d’une image fraternelle à une réalité agissante

Il est des mots que chrétiens de confessions diverses prononcent d’une même voix, et pourtant n’habitent pas de la même manière. Le Corps du Christ est de ceux-là. L’expression est paulinienne, biblique, fondatrice. Elle traverse les siècles et les confessions. Mais derrière cette unité de langage se cache une divergence profonde quant à la nature … Lire la suite Le Corps du Christ : d’une image fraternelle à une réalité agissante

L’Église qui enseigne et l’Église qui apprend

Une intuition augustinienne au cœur de la communion ecclésiale Lorsque l’on contemple l’Église dans la longue durée de son histoire, on est frappé par une tension féconde qui la traverse sans jamais la rompre : elle est à la fois maîtresse et disciple, voix qui enseigne et oreille qui écoute. Cette double attitude, loin d’être … Lire la suite L’Église qui enseigne et l’Église qui apprend

Marie au pied de la Croix et le mystère eucharistique

Lorsque l’Évangile nous conduit au sommet du Golgotha, il ne nous y mène pas seuls. Il nous y conduit en silence, à pas retenus, et nous y fait rencontrer une présence que rien n’obligeait à demeurer là, sinon l’amour : Marie, la mère de Jésus. Tandis que les disciples se sont dispersés, tandis que la … Lire la suite Marie au pied de la Croix et le mystère eucharistique

Ce que révèle une parole de Calvin sur l’ecclésiologie réformée

Il est des phrases qui, sous leur brièveté apparente, portent un monde.La sentence attribuée à Jean Calvin — « Je nie que le siège de Rome soit apostolique, car on n’y voit qu’une apostasie choquante » — appartient à cette catégorie. Elle ne saurait être comprise comme une simple invective, ni même comme l’expression d’une … Lire la suite Ce que révèle une parole de Calvin sur l’ecclésiologie réformée

Marie, la mémoire vivante de l’Incarnation

Deux fois, l’Évangile selon Luc s’arrête, comme dans un silence plein de gravité, sur une même attitude de la Vierge :« Marie conservait toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2,19) ;« Sa mère gardait fidèlement toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2,51). L’Esprit Saint n’a pas jugé inutile de … Lire la suite Marie, la mémoire vivante de l’Incarnation

La Réforme et l’âge adulte de l’humanité

Il est une manière de lire l’histoire qui la fait marcher d’un pas assuré vers la lumière, comme si chaque siècle arrachait à la nuit une part nouvelle de liberté et de vérité. C’est sous ce regard que Merle d’Aubigné contemple la Réforme. À ses yeux, elle n’est pas seulement une réforme doctrinale ; elle … Lire la suite La Réforme et l’âge adulte de l’humanité

Plus complexe que le choix d’Érasme contre Luther

Il est des époques qui ne rompent pas ouvertement avec la foi chrétienne, mais qui continuent à vivre de ses héritages tout en refusant d’en reconnaître la source. Elles conservent les formes, parfois même les valeurs, mais se détournent du principe vivant qui les a engendrées. Ainsi en est-il de notre modernité tardive, que plusieurs … Lire la suite Plus complexe que le choix d’Érasme contre Luther