Le Corps du Christ : d’une image fraternelle à une réalité agissante

Il est des mots que chrétiens de confessions diverses prononcent d’une même voix, et pourtant n’habitent pas de la même manière. Le Corps du Christ est de ceux-là. L’expression est paulinienne, biblique, fondatrice. Elle traverse les siècles et les confessions. Mais derrière cette unité de langage se cache une divergence profonde quant à la nature … Lire la suite Le Corps du Christ : d’une image fraternelle à une réalité agissante

L’Église qui enseigne et l’Église qui apprend

Une intuition augustinienne au cœur de la communion ecclésiale Lorsque l’on contemple l’Église dans la longue durée de son histoire, on est frappé par une tension féconde qui la traverse sans jamais la rompre : elle est à la fois maîtresse et disciple, voix qui enseigne et oreille qui écoute. Cette double attitude, loin d’être … Lire la suite L’Église qui enseigne et l’Église qui apprend

Marie au pied de la Croix et le mystère eucharistique

Lorsque l’Évangile nous conduit au sommet du Golgotha, il ne nous y mène pas seuls. Il nous y conduit en silence, à pas retenus, et nous y fait rencontrer une présence que rien n’obligeait à demeurer là, sinon l’amour : Marie, la mère de Jésus. Tandis que les disciples se sont dispersés, tandis que la … Lire la suite Marie au pied de la Croix et le mystère eucharistique

Marie, la mémoire vivante de l’Incarnation

Deux fois, l’Évangile selon Luc s’arrête, comme dans un silence plein de gravité, sur une même attitude de la Vierge :« Marie conservait toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2,19) ;« Sa mère gardait fidèlement toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2,51). L’Esprit Saint n’a pas jugé inutile de … Lire la suite Marie, la mémoire vivante de l’Incarnation

La dissymétrie interne du Nouveau Testament et le dessein de Dieu

Lorsque l’on considère attentivement la composition du Nouveau Testament, une dissymétrie interne s’impose peu à peu à l’esprit attentif. Elle n’est pas immédiatement perceptible au lecteur pressé, mais elle devient manifeste dès lors que l’on s’interroge sur la géographie spirituelle et historique des écrits apostoliques. D’un côté, le corpus paulinien occupe une place considérable. Il … Lire la suite La dissymétrie interne du Nouveau Testament et le dessein de Dieu

Babylone et Pierre

L’unité visible de l’Église aux confins de l’Orient Lorsque l’apôtre Pierre, arrivé au terme de sa première épître, adresse ses salutations à l’Église dispersée, il ne conclut pas par une formule abstraite ni par une bénédiction désincarnée. Il ancre son témoignage dans un lieu, et ce lieu est lourd de mémoire : Babylone. « L’Église … Lire la suite Babylone et Pierre

Lire saint Paul à la lumière de l’institution du Christ

Lorsque l’on ouvre les épîtres de saint Paul, on se trouve aussitôt en présence d’Églises déjà vivantes. Elles ne sont ni des idées en gestation ni des expériences religieuses informes ; elles existent, elles prient, elles célèbrent, elles obéissent, elles se gouvernent. L’Apôtre ne s’adresse pas à un chaos qu’il faudrait organiser, mais à des … Lire la suite Lire saint Paul à la lumière de l’institution du Christ

Marie et Jean au pied de la Croix

Il est une heure dans l’histoire du monde où tout semble finir, et où pourtant tout commence. Le ciel s’assombrit, la terre se tait, et l’homme croit assister à l’effondrement de toute espérance. Au sommet du Golgotha, la Croix s’élève, signe d’infamie pour les hommes, trône de gloire pour Dieu. Autour d’elle, la foule se … Lire la suite Marie et Jean au pied de la Croix

La Qourbana, ou le mystère de la proximité retrouvée

Il est dans l’histoire sainte des mots qui, à eux seuls, résument tout un mouvement de Dieu vers l’homme. Qourbana est de ceux-là. Ce terme, né sur les lèvres sémitiques d’Israël, ne signifie pas d’abord immolation ni destruction, mais approche, rapprochement, entrée dans la proximité. Il dit l’élan de l’homme vers son Dieu, et plus … Lire la suite La Qourbana, ou le mystère de la proximité retrouvée

La Qoubala, ou la Parole reçue et incarnée

Il est des mots que l’histoire a chargés d’ombres, alors même qu’ils furent d’abord porteurs de lumière. Ainsi en est-il de la Qoubala. Dans l’usage moderne, ce terme évoque volontiers des spéculations obscures, des arcanes réservées à quelques initiés ; mais tel n’est point le visage qu’elle présente lorsque l’on remonte à ses sources, au … Lire la suite La Qoubala, ou la Parole reçue et incarnée