Il est des époques qui ne rompent pas ouvertement avec la foi chrétienne, mais qui continuent à vivre de ses héritages tout en refusant d’en reconnaître la source. Elles conservent les formes, parfois même les valeurs, mais se détournent du principe vivant qui les a engendrées. Ainsi en est-il de notre modernité tardive, que plusieurs … Lire la suite Plus complexe que le choix d’Érasme contre Luther
Catégorie : L’histoire du peuple de Dieu
Babylone et Pierre
L’unité visible de l’Église aux confins de l’Orient Lorsque l’apôtre Pierre, arrivé au terme de sa première épître, adresse ses salutations à l’Église dispersée, il ne conclut pas par une formule abstraite ni par une bénédiction désincarnée. Il ancre son témoignage dans un lieu, et ce lieu est lourd de mémoire : Babylone. « L’Église … Lire la suite Babylone et Pierre
Les limites silencieuses du Sola Scriptura
Une découverte à demi voilée Il arrive parfois que l’histoire de la pensée chrétienne avance non par ruptures franches, mais par glissements silencieux. Les mots demeurent, les formules sont conservées, mais leur sol se dérobe lentement sous les pas de ceux qui les emploient. Tel semble être le cas ici. Les auteurs de cet article … Lire la suite Les limites silencieuses du Sola Scriptura
La Réforme et ses effets non intentionnels
Il est des débats qui, sous des apparences érudites, touchent en réalité au nerf même de l’histoire chrétienne. Tel est celui que révèle la distinction opérée entre la lecture de Bavinck et celle de Louboutin : non une simple divergence d’analyse, mais deux manières de comprendre le destin spirituel de l’Occident. La théologie réformée confessante, … Lire la suite La Réforme et ses effets non intentionnels
Le Sinaï prolongé : une limite de la théologie de la Réforme
Il est des comparaisons qui éclairent, et d’autres qui, prolongées au-delà de leur juste portée, finissent par obscurcir ce qu’elles avaient d’abord révélé. L’analogie entre l’Alliance conclue au Sinaï et les traités de suzeraineté du Proche-Orient ancien appartient sans conteste à la première catégorie. Elle éclaire d’une lumière saisissante la forme que prit, dans l’histoire, … Lire la suite Le Sinaï prolongé : une limite de la théologie de la Réforme
L’Écriture face à l’Église, ou l’Écriture au sein de l’Église ?
réflexion sur le texte de Pierre Courthial : L’Écriture, Traité d’Alliance Il faut rendre à César ce qui est à César, et à la Réforme ce qui appartient en propre à son génie. Le texte de Pierre Courthial se tient avec une remarquable droiture dans la ligne même de la Réformation. Il en épouse la … Lire la suite L’Écriture face à l’Église, ou l’Écriture au sein de l’Église ?
La Trinité contestée et la logique de l’Écriture seule
Il est un fait que l’histoire enseigne avec une constance remarquable : chaque fois que l’Écriture est séparée de l’Église qui l’a portée, interprétée hors de la Tradition qui l’a transmise, et soustraite à toute autorité de discernement, la foi chrétienne se fragmente, et ses mystères les plus centraux deviennent objets de contestation. Ainsi en … Lire la suite La Trinité contestée et la logique de l’Écriture seule
Le retour de Marcion et la fracture de la mémoire chrétienne
Une fracture ancienne, une question toujours vive Lorsque, au XVIᵉ siècle, la Réforme surgit au cœur de l’Occident chrétien, elle ne se présenta pas d’abord comme une rupture ecclésiale, mais comme un appel au retour à l’Écriture. Le cri Sola Scriptura ne voulait pas abolir la foi reçue ; il entendait la purifier. Pourtant, ce … Lire la suite Le retour de Marcion et la fracture de la mémoire chrétienne
L’Église naissante au-delà de l’horizon occidental
Lorsque l’Occident retrace les premiers pas de l’Église, il le fait souvent comme on regarde un paysage familier : les chemins qu’il connaît lui semblent être les seuls sentiers empruntés. Ainsi s’est peu à peu imposée une lecture partielle des origines chrétiennes, où l’histoire de l’Église se confond presque avec son implantation progressive dans l’Empire … Lire la suite L’Église naissante au-delà de l’horizon occidental
Éphèse, ou le drame d’une Église qui ne parlait plus la même langue
Lorsque le concile d’Éphèse s’ouvre en l’an 431, l’Église ne se présente plus comme au temps des origines, unie dans la simplicité d’une même langue et d’une même mémoire vivante. Elle est désormais étendue sur des espaces immenses, traversée par des cultures différentes, et portée par des traditions intellectuelles qui, sans s’en rendre pleinement compte, … Lire la suite Éphèse, ou le drame d’une Église qui ne parlait plus la même langue
