Lorsque l’Évangile nous conduit au sommet du Golgotha, il ne nous y mène pas seuls. Il nous y conduit en silence, à pas retenus, et nous y fait rencontrer une présence que rien n’obligeait à demeurer là, sinon l’amour : Marie, la mère de Jésus. Tandis que les disciples se sont dispersés, tandis que la … Lire la suite Marie au pied de la Croix et le mystère eucharistique
Catégorie : L’apostolicité
Marie, la mémoire vivante de l’Incarnation
Deux fois, l’Évangile selon Luc s’arrête, comme dans un silence plein de gravité, sur une même attitude de la Vierge :« Marie conservait toutes ces choses, les méditant dans son cœur » (Lc 2,19) ;« Sa mère gardait fidèlement toutes ces choses dans son cœur » (Lc 2,51). L’Esprit Saint n’a pas jugé inutile de … Lire la suite Marie, la mémoire vivante de l’Incarnation
La dissymétrie interne du Nouveau Testament et le dessein de Dieu
Lorsque l’on considère attentivement la composition du Nouveau Testament, une dissymétrie interne s’impose peu à peu à l’esprit attentif. Elle n’est pas immédiatement perceptible au lecteur pressé, mais elle devient manifeste dès lors que l’on s’interroge sur la géographie spirituelle et historique des écrits apostoliques. D’un côté, le corpus paulinien occupe une place considérable. Il … Lire la suite La dissymétrie interne du Nouveau Testament et le dessein de Dieu
Babylone et Pierre
L’unité visible de l’Église aux confins de l’Orient Lorsque l’apôtre Pierre, arrivé au terme de sa première épître, adresse ses salutations à l’Église dispersée, il ne conclut pas par une formule abstraite ni par une bénédiction désincarnée. Il ancre son témoignage dans un lieu, et ce lieu est lourd de mémoire : Babylone. « L’Église … Lire la suite Babylone et Pierre
Marie et Jean au pied de la Croix
Il est une heure dans l’histoire du monde où tout semble finir, et où pourtant tout commence. Le ciel s’assombrit, la terre se tait, et l’homme croit assister à l’effondrement de toute espérance. Au sommet du Golgotha, la Croix s’élève, signe d’infamie pour les hommes, trône de gloire pour Dieu. Autour d’elle, la foule se … Lire la suite Marie et Jean au pied de la Croix
La Qourbana, ou le mystère de la proximité retrouvée
Il est dans l’histoire sainte des mots qui, à eux seuls, résument tout un mouvement de Dieu vers l’homme. Qourbana est de ceux-là. Ce terme, né sur les lèvres sémitiques d’Israël, ne signifie pas d’abord immolation ni destruction, mais approche, rapprochement, entrée dans la proximité. Il dit l’élan de l’homme vers son Dieu, et plus … Lire la suite La Qourbana, ou le mystère de la proximité retrouvée
La Qoubala, ou la Parole reçue et incarnée
Il est des mots que l’histoire a chargés d’ombres, alors même qu’ils furent d’abord porteurs de lumière. Ainsi en est-il de la Qoubala. Dans l’usage moderne, ce terme évoque volontiers des spéculations obscures, des arcanes réservées à quelques initiés ; mais tel n’est point le visage qu’elle présente lorsque l’on remonte à ses sources, au … Lire la suite La Qoubala, ou la Parole reçue et incarnée
Le Paraclet, mémoire vivante de la Parole incarnée
Lorsque le Seigneur, à l’heure où l’ombre de la croix s’étend déjà sur le monde, promet à ses disciples la venue du Paraclet, il ne leur annonce pas un avenir de livres, mais un avenir de vie.Il ne leur parle ni d’un dépôt de parchemins, ni d’un savoir abstrait confié à l’encre, mais d’un Esprit … Lire la suite Le Paraclet, mémoire vivante de la Parole incarnée
Entre Pâques et la Pentecôte : Le temps silencieux où l’Évangile prit forme
On passe trop vite, souvent, du tombeau vide au feu de la Pentecôte.Comme si l’Église était née d’un éclair, comme si l’enseignement du Christ s’était figé d’un coup, au matin de Pâques, pour être aussitôt projeté vers les nations.Mais l’histoire sainte, lorsqu’on la regarde de plus près, ne procède pas ainsi. Elle avance par temps … Lire la suite Entre Pâques et la Pentecôte : Le temps silencieux où l’Évangile prit forme
Pourquoi l’enseignement évangélique a-t-il été mis par écrit ?
Lorsque Jésus parcourait les chemins de Galilée et de Judée, rien ne laissait présager qu’un jour son enseignement serait consigné dans des livres. Il parlait, il enseignait, il interrogeait, il bénissait ; et ses paroles, comme les semences jetées par le semeur, tombaient dans des cœurs vivants. L’Évangile naquit ainsi, non dans le silence d’un … Lire la suite Pourquoi l’enseignement évangélique a-t-il été mis par écrit ?
