La Réforme et ses effets non intentionnels

Il est des débats qui, sous des apparences érudites, touchent en réalité au nerf même de l’histoire chrétienne. Tel est celui que révèle la distinction opérée entre la lecture de Bavinck et celle de Louboutin : non une simple divergence d’analyse, mais deux manières de comprendre le destin spirituel de l’Occident. La théologie réformée confessante, … Lire la suite La Réforme et ses effets non intentionnels

Le Sinaï prolongé : une limite de la théologie de la Réforme

Il est des comparaisons qui éclairent, et d’autres qui, prolongées au-delà de leur juste portée, finissent par obscurcir ce qu’elles avaient d’abord révélé. L’analogie entre l’Alliance conclue au Sinaï et les traités de suzeraineté du Proche-Orient ancien appartient sans conteste à la première catégorie. Elle éclaire d’une lumière saisissante la forme que prit, dans l’histoire, … Lire la suite Le Sinaï prolongé : une limite de la théologie de la Réforme

L’Écriture face à l’Église, ou l’Écriture au sein de l’Église ?

réflexion sur le texte de Pierre Courthial : L’Écriture, Traité d’Alliance Il faut rendre à César ce qui est à César, et à la Réforme ce qui appartient en propre à son génie. Le texte de Pierre Courthial se tient avec une remarquable droiture dans la ligne même de la Réformation. Il en épouse la … Lire la suite L’Écriture face à l’Église, ou l’Écriture au sein de l’Église ?

Marie et Jean au pied de la Croix

Il est une heure dans l’histoire du monde où tout semble finir, et où pourtant tout commence. Le ciel s’assombrit, la terre se tait, et l’homme croit assister à l’effondrement de toute espérance. Au sommet du Golgotha, la Croix s’élève, signe d’infamie pour les hommes, trône de gloire pour Dieu. Autour d’elle, la foule se … Lire la suite Marie et Jean au pied de la Croix

La Trinité contestée et la logique de l’Écriture seule

Il est un fait que l’histoire enseigne avec une constance remarquable : chaque fois que l’Écriture est séparée de l’Église qui l’a portée, interprétée hors de la Tradition qui l’a transmise, et soustraite à toute autorité de discernement, la foi chrétienne se fragmente, et ses mystères les plus centraux deviennent objets de contestation. Ainsi en … Lire la suite La Trinité contestée et la logique de l’Écriture seule

La Qourbana, ou le mystère de la proximité retrouvée

Il est dans l’histoire sainte des mots qui, à eux seuls, résument tout un mouvement de Dieu vers l’homme. Qourbana est de ceux-là. Ce terme, né sur les lèvres sémitiques d’Israël, ne signifie pas d’abord immolation ni destruction, mais approche, rapprochement, entrée dans la proximité. Il dit l’élan de l’homme vers son Dieu, et plus … Lire la suite La Qourbana, ou le mystère de la proximité retrouvée

La Qoubala, ou la Parole reçue et incarnée

Il est des mots que l’histoire a chargés d’ombres, alors même qu’ils furent d’abord porteurs de lumière. Ainsi en est-il de la Qoubala. Dans l’usage moderne, ce terme évoque volontiers des spéculations obscures, des arcanes réservées à quelques initiés ; mais tel n’est point le visage qu’elle présente lorsque l’on remonte à ses sources, au … Lire la suite La Qoubala, ou la Parole reçue et incarnée

Le Paraclet, mémoire vivante de la Parole incarnée

Lorsque le Seigneur, à l’heure où l’ombre de la croix s’étend déjà sur le monde, promet à ses disciples la venue du Paraclet, il ne leur annonce pas un avenir de livres, mais un avenir de vie.Il ne leur parle ni d’un dépôt de parchemins, ni d’un savoir abstrait confié à l’encre, mais d’un Esprit … Lire la suite Le Paraclet, mémoire vivante de la Parole incarnée

Entre Pâques et la Pentecôte : Le temps silencieux où l’Évangile prit forme

On passe trop vite, souvent, du tombeau vide au feu de la Pentecôte.Comme si l’Église était née d’un éclair, comme si l’enseignement du Christ s’était figé d’un coup, au matin de Pâques, pour être aussitôt projeté vers les nations.Mais l’histoire sainte, lorsqu’on la regarde de plus près, ne procède pas ainsi. Elle avance par temps … Lire la suite Entre Pâques et la Pentecôte : Le temps silencieux où l’Évangile prit forme

Pourquoi l’enseignement évangélique a-t-il été mis par écrit ?

Lorsque Jésus parcourait les chemins de Galilée et de Judée, rien ne laissait présager qu’un jour son enseignement serait consigné dans des livres. Il parlait, il enseignait, il interrogeait, il bénissait ; et ses paroles, comme les semences jetées par le semeur, tombaient dans des cœurs vivants. L’Évangile naquit ainsi, non dans le silence d’un … Lire la suite Pourquoi l’enseignement évangélique a-t-il été mis par écrit ?