Il est des comparaisons qui éclairent, et d’autres qui, prolongées au-delà de leur juste portée, finissent par obscurcir ce qu’elles avaient d’abord révélé. L’analogie entre l’Alliance conclue au Sinaï et les traités de suzeraineté du Proche-Orient ancien appartient sans conteste à la première catégorie. Elle éclaire d’une lumière saisissante la forme que prit, dans l’histoire, … Lire la suite Le Sinaï prolongé : une limite de la théologie de la Réforme
Catégorie : L’Eglise catholique romaine
L’Écriture face à l’Église, ou l’Écriture au sein de l’Église ?
réflexion sur le texte de Pierre Courthial : L’Écriture, Traité d’Alliance Il faut rendre à César ce qui est à César, et à la Réforme ce qui appartient en propre à son génie. Le texte de Pierre Courthial se tient avec une remarquable droiture dans la ligne même de la Réformation. Il en épouse la … Lire la suite L’Écriture face à l’Église, ou l’Écriture au sein de l’Église ?
La Trinité contestée et la logique de l’Écriture seule
Il est un fait que l’histoire enseigne avec une constance remarquable : chaque fois que l’Écriture est séparée de l’Église qui l’a portée, interprétée hors de la Tradition qui l’a transmise, et soustraite à toute autorité de discernement, la foi chrétienne se fragmente, et ses mystères les plus centraux deviennent objets de contestation. Ainsi en … Lire la suite La Trinité contestée et la logique de l’Écriture seule
Le retour de Marcion et la fracture de la mémoire chrétienne
Une fracture ancienne, une question toujours vive Lorsque, au XVIᵉ siècle, la Réforme surgit au cœur de l’Occident chrétien, elle ne se présenta pas d’abord comme une rupture ecclésiale, mais comme un appel au retour à l’Écriture. Le cri Sola Scriptura ne voulait pas abolir la foi reçue ; il entendait la purifier. Pourtant, ce … Lire la suite Le retour de Marcion et la fracture de la mémoire chrétienne
L’Église confessante et l’Église visible
Il est une question qui traverse toute l’histoire chrétienne comme une ligne de fracture silencieuse : qu’est-ce que l’Église ? Est-elle l’assemblée secrète des âmes croyantes, connues de Dieu seul, ou bien le peuple visible que le Christ a voulu établir dans le temps, avec ses institutions, ses sacrements, sa patience et ses faiblesses ? … Lire la suite L’Église confessante et l’Église visible
L’ecclésiologie, clé du différend catholique-réformé
Là où la divergence devient racine : l’Église elle-même Lorsque catholiques et réformés s’affrontent dans leurs jugements sur la charité, la justice, la société ou l’engagement public, on croit souvent discerner là le cœur du désaccord. On parle de foi et d’œuvres, de grâce et d’action, de salut et de transformation du monde. Mais ces … Lire la suite L’ecclésiologie, clé du différend catholique-réformé
De la querelle des Investitures à Westphalie en passant par la Réforme
L’histoire de l’Europe chrétienne ne se comprend pas seulement comme une succession d’événements politiques ou doctrinaux. Elle est aussi — et peut-être surtout — une histoire de l’autorité : de son origine, de sa légitimité, de ses dérives et de ses ruptures.Du XIᵉ au XVIIᵉ siècle, un même fil traverse les siècles : la question … Lire la suite De la querelle des Investitures à Westphalie en passant par la Réforme
De la Réforme à la fin de la chrétienté
La Réforme ne s’ouvrit pas seulement comme une protestation contre des abus ; elle surgit comme une rupture plus profonde, touchant au principe même par lequel l’Église avait, durant des siècles, tenu ensemble les peuples chrétiens. Ce qui fut mis en cause ne fut pas uniquement telle pratique dévoyée ou tel scandale trop visible, mais … Lire la suite De la Réforme à la fin de la chrétienté
De la paix sans vérité à l’ordre sans transcendance
Il est des paix qui s’achètent cher. Elles ne se paient pas toujours par des tributs visibles, ni par des amputations territoriales, mais par un renoncement intérieur, discret, presque imperceptible au moment où il s’opère. L’ordre westphalien appartient à cette catégorie de paix. Il mit fin à une hémorragie de sang ; il scella aussi, … Lire la suite De la paix sans vérité à l’ordre sans transcendance
L’ordre westphalien : une paix née de l’épuisement
L’année 1648 ne s’ouvre pas comme une aurore, mais comme un crépuscule. L’Europe, jadis unie dans une confession commune malgré ses luttes et ses faiblesses, sort exsangue de la guerre de Trente Ans. Les campagnes sont ravagées, les villes dépeuplées, les consciences lassées. Dans cette lassitude, les hommes aspirent moins à la vérité qu’au silence … Lire la suite L’ordre westphalien : une paix née de l’épuisement
