Israël, Rome et la France médiévale
Introduction – Lire l’histoire avec des yeux bibliques
Trop souvent, nous séparons la Bible et l’histoire. La Bible serait sacrée, l’histoire profane. Israël aurait été guidé par Dieu, mais les nations modernes ne seraient que des œuvres humaines. Une telle séparation est étrangère à l’Évangile. Car lorsque le Seigneur ressuscité dit : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant » (Matthieu 28,19), il a ouvert une ère nouvelle.
Depuis ce jour, les nations ne sont plus livrées à elles-mêmes. Leur histoire est placée sous l’appel du Christ. Elles sont convoquées à devenir ses disciples. Ce n’est plus seulement Israël qui marche dans l’Alliance : les peuples du monde entier sont appelés à entrer dans une relation avec Dieu, par le baptême et par la Parole.
Israël demeure unique, car il fut l’Alliance première, le peuple choisi pour préparer le Messie. Mais l’histoire de Rome et celle de la France médiévale, si différentes en apparence, doivent être lues à la lumière de cette pédagogie divine : vocation donnée, infidélité humaine, jugement sévère, fidélité inlassable de Dieu.
Chapitre I – Israël, peuple de l’Alliance unique
Il y eut un jour où une nation entière fut convoquée au pied d’une montagne. Le désert de Sinaï retentit de tonnerres et de voix ; le feu, la nuée et la trompette de Dieu firent trembler le peuple. Ce peuple n’était encore qu’une foule de fugitifs sortis d’Égypte, unis seulement par une libération récente. Mais Dieu descendit, et, par son serviteur Moïse, il leur dit : « Vous serez pour moi un royaume de prêtres et une nation sainte » (Exode 19,6). Là, Israël naquit comme peuple de l’Alliance.
Nulle autre nation n’a connu pareil privilège. Ce n’est pas l’homme qui se cherche un dieu, c’est Dieu qui se choisit un peuple. Israël n’est pas une construction humaine, c’est une œuvre divine. Les tables de la Loi ne sont pas le fruit de la sagesse des anciens, mais le don de l’Éternel. Le Décalogue, gravé dans la pierre, fixait les conditions d’une relation sainte : adorer Dieu seul, aimer son prochain, rejeter l’idole et l’injustice. Israël fut, dès l’origine, placé au cœur du plan de la rédemption.
Mais hélas ! à peine l’Alliance conclue, le peuple se détourna. Au pied même de la montagne sainte, le veau d’or fut dressé. Tandis que Moïse recevait la Loi, Israël se prosternait devant une idole. Ce contraste inaugura une histoire faite de fidélité et d’infidélité, de lumière et de ténèbres. Le livre des Juges le dira avec une terrible régularité : « Les enfants d’Israël firent ce qui déplaît à l’Éternel » (Juges 2,11). À chaque génération, la tentation d’oublier l’Alliance revenait.
Les prophètes furent envoyés comme des voix de feu. Élie se dressa contre Baal sur le mont Carmel ; Amos dénonça les injustices sociales ; Osée compara Israël à une épouse adultère ; Jérémie pleura sur Jérusalem infidèle. Mais malgré leurs avertissements, le peuple oscillait sans cesse entre fidélité et compromis. Même les rois, gardiens de l’Alliance, furent souvent les premiers à se tourner vers les idoles. Salomon lui-même, bâtisseur du Temple, se laissa séduire par les cultes étrangers.
Dieu, pourtant, supporta son peuple. Comme un père patient, il ne cessa de rappeler, de reprendre, de juger pour corriger. L’histoire d’Israël fut une école douloureuse : invasions assyriennes, exil à Babylone, destructions de Jérusalem. Ces jugements, loin d’anéantir le peuple, avaient pour but de le purifier. Dans la fournaise de l’épreuve, Dieu façonnait un reste fidèle, un peuple qui apprendrait à attendre le Messie.
Ainsi, Israël demeure unique. Aucune autre nation n’a reçu une telle Alliance formelle, directe, écrite de la main de Dieu. Mais cette unicité ne signifie pas perfection : au contraire, Israël est le témoignage vivant de la patience divine face à l’infidélité humaine. Ce peuple, choisi et aimé, fut aussi souvent rebelle et endurci. Et c’est là toute la grandeur de son histoire : non pas la fidélité de l’homme, mais la fidélité de Dieu.
C’est ce schéma — vocation sublime, infidélité persistante, jugement sévère, relèvement gracieux — qui devient une clé de lecture pour toutes les histoires ultérieures. Car si Dieu agit ainsi avec Israël, pourquoi ne continuerait-il pas à agir de même avec les nations, depuis que son Fils a commandé : « Faites de toutes les nations des disciples » ? Israël fut le premier théâtre de cette pédagogie divine ; mais l’histoire de Rome, de la Gaule, et de la France médiévale portera les mêmes traits.
Chapitre II – Jésus-Christ, lumière des nations
Israël avait reçu la Loi. Israël avait reçu les promesses. Israël, peuple de l’Alliance, portait en lui le mystère du salut. Mais voici qu’au temps fixé par Dieu, le Messie vint. Jésus de Nazareth, le Fils éternel du Père, entra dans l’histoire, non pour Israël seulement, mais pour le monde entier.
Déjà les prophètes l’avaient annoncé : « Il sera la lumière des nations » (Ésaïe 49,6). Siméon, au Temple, prit l’enfant dans ses bras et déclara : « Mes yeux ont vu ton salut, lumière pour éclairer les nations, et gloire de ton peuple Israël » (Luc 2,30-32). L’Alliance scellée au Sinaï s’ouvrait désormais à tous les peuples, et l’histoire particulière d’Israël devenait la porte d’entrée de l’histoire universelle.
Le ministère de Jésus porte la marque de cet élargissement. À Capernaüm, il guérit le serviteur d’un centurion romain. En Galilée, il accueille la foi d’une Cananéenne. En Samarie, il révèle à une femme étrangère l’eau vive de l’Esprit. Et lui-même proclame : « Beaucoup viendront de l’Orient et de l’Occident, et prendront place au festin avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux » (Matthieu 8,11).
La croix fut le sommet de cette ouverture. Au moment où Jésus expire, le voile du Temple se déchire. La séparation entre Israël et les nations tombe. Le sang de l’Agneau n’est pas répandu pour une seule tribu, mais « pour une multitude » (Marc 14,24), « pour tous » (1 Timothée 2,6). Le tombeau vide annonce que la vie nouvelle n’a pas de frontières.
Puis vint la Pentecôte. Ce jour-là, à Jérusalem, les disciples annoncent les merveilles de Dieu dans toutes les langues : parthe, élamite, crétois, arabe. Le premier signe de l’Esprit n’est pas seulement la puissance, mais l’universalité. La Bonne Nouvelle se fait entendre dans la diversité des peuples. Israël reste le tronc, mais les nations sont les branches que Dieu greffe sur l’olivier franc (Romains 11,17).
Alors retentit l’ordre du Ressuscité : « Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Matthieu 28,19). Cet ordre change le cours de l’histoire. Car désormais, les nations ne sont plus livrées à leurs idoles ; elles ne sont plus condamnées à marcher dans leurs voies anciennes. Elles sont appelées à entrer dans une relation nouvelle avec le Christ, par le signe du baptême et par l’enseignement de l’Évangile.
Ainsi commence une ère nouvelle. Israël fut l’élu unique, mais en Jésus-Christ, l’élection s’élargit. La grâce qui avait façonné un seul peuple s’adresse désormais à tous les peuples. Dieu ne se contente plus d’avoir une nation sainte ; il veut faire de toutes les nations des disciples. Chaque peuple est convoqué à se tenir devant le Christ, à recevoir son enseignement, à reconnaître sa royauté.
Cette universalité ne gomme pas les infidélités humaines. Les nations, comme Israël autrefois, résisteront, mélangeront vérité et superstition, connaîtront des conversions éclatantes et des chutes douloureuses. Mais une chose demeure : l’histoire des nations est désormais l’histoire de Dieu. L’Évangile ne parle pas seulement aux consciences individuelles ; il interpelle aussi les peuples, il transforme les sociétés, il marque les cultures.
Le commandement de Jésus, donné sur une montagne de Galilée, retentit encore : « Allez vers toutes les nations. » C’est à cette lumière que nous devons lire Constantin et Rome, Clovis et la France, et tant d’autres moments où des peuples, imparfaitement mais réellement, se sont mis en chemin derrière le Christ.
Chapitre III – L’Empire romain et Constantin
Pendant trois siècles, l’Empire romain fut la puissance qui leva la main contre le Christ. Les apôtres annoncèrent l’Évangile dans ses cités, mais César réclamait l’encens que seuls Dieu pouvait recevoir. Néron, Domitien, Dioclétien et tant d’autres déchaînèrent la persécution. Le sang des martyrs devint semence de l’Église. Rome, centre du monde, semblait vouloir rester pour toujours la capitale de l’idolâtrie.
Mais Dieu se rit des empires, et ses desseins ne peuvent être arrêtés. Dans ce même Empire qui avait élevé des autels à Jupiter et des trônes à César, Dieu allait placer la croix. Constantin, héritier d’une dynastie militaire, se trouva en lutte pour le pouvoir suprême. À la veille d’une bataille décisive, un signe lui fut montré : la croix resplendissante dans le ciel et ces mots : In hoc signo vinces — « Par ce signe, tu vaincras ». Constantin avança sous le labarum marqué du chrisme, et triompha.
Alors, chose inouïe, l’empereur des Romains se tourna vers le Christ. L’édit de Milan (313) accorda la liberté aux chrétiens. Les persécutions cessèrent, les basiliques s’élevèrent, les évêques sortirent de la clandestinité et prirent place dans la vie publique. L’Empire, naguère persécuteur, devint protecteur.
Certes, Constantin n’était pas un saint. Ses motifs furent mêlés : politique, ambition, piété sincère peut-être. Son baptême, reçu tardivement, fut entouré de contradictions. Mais il n’importe : ce geste marquait un tournant providentiel. L’Empire romain, pour la première fois, entrait dans une relation de discipulat avec le Christ. Il devenait, à sa manière, un catéchumène à l’échelle d’un peuple entier.
Ce n’était pas l’Alliance du Sinaï. Israël restait unique dans son rôle dans l’histoire du salut. Mais c’était bien une réponse à l’ordre du Ressuscité : « Faites de toutes les nations des disciples, les baptisant… » (Matthieu 28,19). Rome, la ville des Césars, commençait à marcher derrière le Crucifié. Les idoles ne tombèrent pas en un jour. L’orgueil impérial, les cultes païens, les superstitions survécurent. Mais désormais, le Christ était reconnu non seulement par des individus, mais par un peuple tout entier.
Ainsi s’ouvrit une ère nouvelle : l’Empire romain se fit l’écrin d’une Église en expansion. Les conciles purent se réunir ; Nicée proclama la divinité du Fils. Les évêques devinrent des figures publiques. Les cathédrales se dressèrent comme de nouveaux temples. Rome, jadis ivre du sang des martyrs, devint la capitale d’une chrétienté.
Ce mouvement n’était pas sans péril. Beaucoup de conversions furent superficielles, beaucoup d’intérêts politiques se mêlèrent à la foi. Mais n’était-ce pas déjà le cas en Israël ? Là aussi, rois et peuples mêlaient culte et idolâtrie, fidélité et infidélité. Pourtant Dieu, dans sa patience, employait ces contradictions mêmes pour avancer son plan.
L’Empire romain, à partir de Constantin, peut donc être lu comme un Israël des nations : non pas le peuple élu au sens strict, mais un peuple appelé à entrer en relation avec le Christ, à apprendre de lui, à marcher derrière lui, avec toutes les tensions de la vocation et de l’infidélité.
Et lorsque Rome, un jour, s’écroulera sous le poids des invasions, l’héritage ne disparaîtra pas. Les peuples nouveaux, barbares et païens, hériteront de cette semence. Parmi eux, les Francs entendront un jour la voix de l’Évangile, et la Gaule connaîtra un nouveau Sinaï : le baptême de Clovis.
Chapitre IV – Le baptême de Clovis et la France médiévale
L’Empire romain avait reçu le sceau du Christ à travers Constantin. Mais bientôt, cet empire chancela et s’effondra. Des peuples nouveaux, sortis des forêts et des plaines du Nord, s’élancèrent vers les terres latines. Goths, Vandales, Burgondes, Alamans bouleversèrent l’ordre ancien. La Gaule, héritière de Rome, semblait vouée à redevenir païenne. Mais Dieu avait préparé une nouvelle étape de son dessein.
Parmi ces peuples barbares se trouvaient les Francs. Guerriers rudes, encore païens, ils pénétraient dans la Gaule au moment où l’Empire s’effaçait. Leur roi, Clovis, jeune chef ambitieux, avait déjà entendu parler du Christ à travers sa femme Clotilde, chrétienne fervente. Mais son cœur restait partagé entre les idoles de ses pères et la croix.
Vint la bataille de Tolbiac, contre les Alamans. Alors que ses troupes pliaient, Clovis leva les yeux vers le ciel et pria le Dieu de Clotilde : « Si tu me donnes la victoire, je croirai en toi et me ferai baptiser. » La victoire fut donnée. Et le roi tint parole.
À Reims, en l’an 496, Clovis reçut le baptême des mains de saint Rémi, accompagné de plusieurs milliers de ses guerriers. Le geste était simple, mais son sens était immense. Car ce baptême n’était pas celui d’un homme seul : c’était l’entrée d’un peuple dans le discipulat du Christ. Le roi des Francs, en s’agenouillant devant l’évêque, plaçait sa couronne sous la royauté du Seigneur Jésus.
Rémi, selon la tradition, lui adressa ces paroles : « Courbe la tête, fier Sicambre ! Adore ce que tu as brûlé, brûle ce que tu as adoré. » En cet instant, la Gaule païenne commençait une nouvelle histoire. La « fille aînée de l’Église » naissait.
Comme Israël au Sinaï, la France reçut une vocation particulière. Non pas une alliance identique à celle de Moïse, mais un appel réel à marcher comme disciple du Christ. Comme Israël, elle connaîtrait des fidélités et des infidélités. Ses cathédrales s’élèveraient vers le ciel comme des temples ; ses monastères rayonneraient de prière et de mission ; mais ses guerres féodales et ses superstitions montreraient aussi combien la chair résiste à l’Esprit.
La France médiévale fut comme un nouvel Israël : appelée par Dieu à travers un signe d’alliance, instruite par l’Évangile, façonnée par des prophètes et des saints, mais aussi en proie à des infidélités qui appelaient le jugement et la réforme. Dieu, patient, la conduisit par des épreuves : invasions, famines, peste noire, guerre de Cent Ans. Et toujours il suscita des voix : Bernard de Clairvaux appelant à la pureté, François d’Assise prêchant la pauvreté, Dominique combattant l’hérésie, Catherine de Sienne rappelant la sainteté.
Ainsi la Gaule, comme Israël autrefois, fut une école de Dieu. Non pas une chrétienté parfaite, mais un peuple travaillé par la grâce et par la vérité. Son baptême fut un commencement, non une fin. Le Seigneur en fit une terre de cathédrales et de saints, mais aussi un peuple toujours appelé à se repentir et à revenir à lui.
Ce baptême de Clovis doit donc être lu comme un moment providentiel : l’entrée d’une nation dans le discipulat voulu par le Christ. De Constantin à Clovis, et de Rome à la France, s’accomplit la parole du Ressuscité : « Faites de toutes les nations des disciples. »
Chapitre V – Les analogies providentielles
Si l’on considère séparément Israël, Rome et la France médiévale, tout semble les distinguer. Israël : un peuple élu par Dieu au Sinaï, unique et incomparable. Rome : un empire païen devenu chrétien sous Constantin. La France : une nation barbare qui, par le baptême de son roi, entra dans l’histoire de l’Église. Mais si l’on élève le regard, si l’on cherche la main invisible qui conduit les siècles, alors une profonde analogie se dessine.
Israël : vocation et infidélité
Israël reçut la Loi directement de l’Éternel. Son histoire est celle d’un peuple choisi, mais souvent infidèle. Les prophètes l’ont rappelé sans cesse : Israël avait reçu une vocation sainte, mais il courait après les idoles. Dieu le jugea, mais il ne l’abandonna pas. Il fit de lui un témoin de sa fidélité au milieu des infidélités humaines.
Rome : la première nation disciple
Rome, empire orgueilleux et persécuteur, fut conquis par la croix. Constantin fit entrer le monde païen dans une relation nouvelle avec le Christ. Ce fut un discipulat imparfait, mêlé d’intérêts et de compromis, mais réel. L’empire devint catéchumène, apprenant à marcher derrière le Seigneur. Rome fut pour les nations ce qu’Israël avait été pour le peuple élu : le premier laboratoire d’une vocation collective.
La France : un nouvel Israël médiéval
Puis vint la France, surgie des décombres de l’Empire. Le baptême de Clovis à Reims fut, pour elle, ce qu’avait été le Sinaï pour Israël : un acte fondateur, un signe d’alliance. Elle connut, comme Israël, des élans de ferveur et des retombées de superstition, des cathédrales et des guerres, des saints et des abus. Elle eut ses prophètes : moines, prédicateurs, réformateurs, qui appelèrent sans cesse à revenir à l’Évangile. Et Dieu, patient, la conduisit par des jugements et des réveils, comme il l’avait fait pour Israël.
La leçon des analogies
L’analogie est claire : Israël, Rome et la France ne sont pas des réalités identiques, mais des pédagogies divines qui se répondent.
- Israël reçut l’Alliance première, pour préparer la venue du Messie.
- Rome fut la première nation païenne appelée à marcher derrière le Christ.
- La France fut, au cœur du Moyen Âge, un peuple façonné par l’Évangile, avec ses grandeurs et ses misères.
Dans tous les cas, la logique est la même : vocation élevée, infidélité humaine, jugement sévère, fidélité de Dieu.
Conclusion : lire l’histoire comme la Bible
Beaucoup d’évangéliques regardent Israël avec respect, et la France médiévale avec mépris. Mais c’est oublier que Dieu agit dans l’histoire des nations comme il agit dans celle d’Israël : en appelant, en corrigeant, en pardonnant, en persévérant. Israël reste unique, mais l’Évangile, depuis la résurrection, convoque toutes les nations.
Ainsi, la France médiévale doit être lue comme un « Israël chrétien » : non pas parfaite, mais travaillée par Dieu, témoin de sa patience et de sa fidélité. Ses cathédrales, ses monastères, ses saints, ses réformes, ses jugements portent le même enseignement que les pages de l’Ancien Testament : Dieu conduit les peuples malgré leurs égarements.
Et nous, qui lisons la Bible avec passion, apprenons à lire aussi l’histoire. Car l’histoire n’est pas étrangère à Dieu : elle est le théâtre de sa grâce, le prolongement de son Alliance, l’accomplissement de sa parole : « Faites de toutes les nations des disciples. »
