(Marc 16.17-20)
Introduction
Frères et sœurs, voici un passage glorieux… mais aussi contesté. Des voix savantes disent : « Ce texte n’est pas authentique ». Elles invoquent des manuscrits anciens, des arguments critiques, et veulent arracher ces paroles de nos Bibles. Mais l’Église qui aime son Seigneur reconnaît ici la voix du Maître ressuscité. Et quand bien même les hommes douteraient, Dieu a confirmé ce passage par les siècles. Chaque ligne respire la vérité vivante du Christ.
Le texte nous montre trois promesses prophétiques et un sceau historique : l’universalité de l’Évangile, la victoire sur le mal, la préservation au milieu des dangers, et enfin l’action permanente du Seigneur.
I. L’universalité de l’Évangile : « Ils parleront de nouvelles langues » (v.17)
À la Pentecôte, le vent du ciel fit retentir les merveilles de Dieu dans toutes les langues présentes à Jérusalem : parthe, mède, arabe, grec… C’était le signe que l’Évangile ne serait pas la possession d’un seul peuple, mais le trésor de toutes les nations.
Et cette prophétie continue encore : la Bible est aujourd’hui traduite en des milliers de langues ; chaque peuple entend l’appel du Sauveur dans son propre idiome. Chrétiens, réjouissez-vous ! Nous sommes les héritiers de cette promesse : si vous lisez la Parole dans votre langue, c’est que Jésus-Christ a accompli Sa parole.
II. La victoire sur le mal : « Ils saisiront des serpents » (v.18)
Ici, les serpents ne sont pas seulement les reptiles du désert, mais l’image des puissances spirituelles du mal. Comme au jardin d’Éden, Satan cherche encore à séduire, à mordre, à injecter son venin de mensonge.
Mais le Christ a donné à Son Église le pouvoir de les vaincre : « Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions… et rien ne pourra vous nuire » (Luc 10.19). L’histoire de l’Église, de l’Antiquité jusqu’à nos jours, est celle d’un peuple en marche, foulant aux pieds les œuvres du diable, non par sa force, mais par celle de l’Esprit Saint.
III. La préservation au milieu des dangers : « S’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal » (v.18)
Quel breuvage plus mortel que les hérésies, ces faux enseignements qui empoisonnent la vérité de l’Évangile ? De siècle en siècle, des doctrines corrompues ont tenté de détruire l’Église, mais elle demeure.
Pourquoi ? Parce qu’elle boit à une autre source : l’eau pure de la Parole, le lait spirituel non frelaté, et le sang du Christ qui donne la vie éternelle. Voilà pourquoi, malgré tous les poisons, l’Église est encore debout aujourd’hui.
Conclusion : L’action permanente du Seigneur
« Ils s’en allèrent prêcher partout ; le Seigneur travaillait avec eux » (v.20). Voilà la clé ! L’Évangile se répand, les puissances du mal reculent, les poisons de l’erreur sont neutralisés… non par la puissance des hommes, mais parce que Jésus-Christ agit depuis le ciel.
Frères et sœurs, ne craignez pas les critiques, les serpents ou les poisons ! Le Maître est vivant, et Il travaille avec vous. Allez donc, annoncez Sa Parole avec assurance : Celui qui vous envoie est Celui qui marche avec vous. Et ce passage, si méprisé par le monde, sera encore demain le récit vivant de l’histoire de l’Église jusqu’au retour de Christ.
