Le siècle de Noël n°9 : La chute de Pompée

César : La Conquête de la Gaule et l’Ascension vers la Suprématie

Pendant que Crassus courait à sa perte sur les terres des Parthes, César menait en Gaule une série de campagnes militaires qui l’ont porté au faîte de sa puissance.

Le moment culminant de cette épopée se produisit lorsque Vercingétorix réussit à unir les tribus gauloises dans un ultime effort pour repousser l’envahisseur. La lutte entre César et Vercingétorix se solda par la bataille d’Alésia, l’une des confrontations les plus mémorables de l’antiquité. Par sa victoire, César acheva la conquête de la Gaule, intégrant ce vaste territoire dans l’Empire romain et sécurisant ainsi une source inépuisable de richesses et de soldats pour les campagnes futures.

Pompée : La Crise de l’Autorité et la Montée de l’Inquiétude

Pendant que César menait ses légions à la victoire, Pompée reste à Rome. À cette époque, il est encore considéré comme le protecteur de l’ordre républicain. Toutefois, Plutarque souligne que la position de Pompée est de plus en plus fragile. Bien qu’il ait été le plus grand général de son temps, la distance entre ses exploits passés et sa situation actuelle ne cesse de grandir. Il s’efforce de maintenir son influence politique, mais les événements ne jouent pas en sa faveur.

En 54 avant J.-C., un événement tragique ébranle son alliance avec César : la mort de Julia, la fille de César et femme de Pompée. Ce décès brise le lien familial qui unissait les deux hommes. Et finalement, la mort de Crassus supprime le dernier obstacle à la confrontation directe entre les deux hommes.

La Rupture Inévitable : La Guerre Civile en Vue

La tension entre César et Pompée atteint son paroxysme à la fin des années 50 avant J.-C. Le Sénat, inquiet de l’ascension de César, exige de lui qu’il abandonne son commandement en Gaule et rende ses légions avant de revenir à Rome. César, sachant que cela signifierait la fin de sa carrière politique et militaire, refuse. Il réclame le droit de conserver son commandement jusqu’à l’expiration de son mandat de proconsul, craignant qu’en revenant à Rome sans le soutien de ses troupes, il ne soit jugé par ses ennemis.

Pompée, qui jusque-là avait hésité, se range finalement du côté du Sénat, qui sous son influence, déclare César ennemi de la République.

César Franchit le Rubicon : Le Début de la Guerre Civile

En 49 avant J.-C., César prend une décision audacieuse : il franchit le Rubicon avec ses légions, déclenchant ainsi la guerre civile. « Les dés sont jetés », aurait-il déclaré, en franchissant cette limite qui séparait son territoire de la juridiction romaine. Plutarque nous montre ici un César résolu, prêt à défier l’autorité du Sénat et à marcher sur Rome. À mesure qu’il avance en Italie, il gagne le soutien de nombreuses villes. Son nom, associé à ses victoires en Gaule, est synonyme de puissance et de changement.

Face à cette avancée rapide, Pompée, pris de court, quitte Rome. Plutarque décrit Pompée comme un homme assailli par le doute. Jadis le maître des armées, il se trouve maintenant contraint de fuir devant l’irrésistible progression de César. Il se retire en Grèce, espérant y rassembler ses forces et préparer une riposte.


La Fuite après Pharsale : Pompée face à sa Destinée

Le conflit entre César et Pompée se termine à la bataille décisive de Pharsale. Malgré la supériorité numérique des forces de Pompée, César, par sa maîtrise de la tactique et la cohésion de ses troupes, remporte une victoire écrasante. Pompée, voyant son armée anéantie, s’enfuit, abandonnant tout espoir de restaurer l’autorité du Sénat. Plutarque décrit ce moment comme la chute irrévocable de Pompée, l’homme qui fut autrefois le maître incontesté de Rome, désormais réduit à la fuite et à l’exil.

Pompée, qui avait tenu le sort de la République entre ses mains, se retrouve dans une barque misérable, cherchant un abri parmi les nations étrangères. La mer est son seul allié, lui offrant une voie d’évasion alors que les terres de l’Empire se ferment devant lui. Il décide de se rendre en Égypte, espérant trouver refuge auprès du jeune roi Ptolémée XIII, le fils de son ancien allié.

Mais César, loin de se contenter de sa victoire à Pharsale, se lança à la poursuite de son rival déchu.

En quelques semaines, César atteignit les côtes de l’Égypte, débarquant à Alexandrie avec un petit contingent de légionnaires. Mais à son arrivée, César fut frappé d’horreur quand on lui apporta la tête de Pompée.

Lorsque Pompée, déchu et pourchassé, chercha refuge sur les rivages de l’Égypte, Ptolémée, conseillé par une prudence toute humaine, et sans doute aveuglé par l’espoir d’obtenir la faveur de César, ordonna sa mort infâme.


2. La Chute de Sennachérib : Une Parallèle Solennelle

L’histoire de Pompée rappelle de manière saisissante celle de Sennachérib, roi d’Assyrie, dont la puissance et l’arrogance le poussèrent à défier le Dieu d’Israël. En 2 Rois 18-19, Sennachérib assiège Jérusalem, et, par l’intermédiaire de son émissaire, il blasphème contre le Dieu d’Israël, prétendant que ni le Dieu de Jérusalem ni les dieux des autres nations ne pouvaient sauver leur peuple de sa main. Son cœur était enflé d’orgueil, croyant que sa force était supérieure à toute puissance, divine ou humaine.

Mais l’Écriture nous montre que Dieu ne se laisse pas railler. Le roi Ézéchias, confronté à cette menace, se tourna vers le Seigneur, cherchant refuge dans la prière et l’humilité. En réponse, Dieu envoya son ange, et en une nuit, l’armée de Sennachérib fut décimée. Sennachérib, ce roi puissant et arrogant, retourna à Ninive, honteux et brisé, pour y être finalement assassiné par ses propres fils. La chute de Sennachérib est un exemple frappant de la manière dont Dieu humilie les orgueilleux et défend sa sainteté.

3. La Profanation et ses Conséquences

Pompée et Sennachérib partagent un destin commun. Tous deux, dans leur puissance, crurent pouvoir violer le sacré sans crainte. Mais ils ne comprirent pas que le Dieu d’Israël n’est pas un dieu parmi d’autres, mais le Dieu vivant, saint et souverain.

Leur déclin rapide montre que Dieu ne reste pas indifférent lorsque sa sainteté est méprisée.