Le siècle de Noël n°10 : César en Égypte

La Poursuite de Pompée et l’Égypte (48-47 av. J.-C.)

Après sa victoire décisive à la bataille de Pharsale en 48 avant J.-C., César part à la poursuite de Pompée, son ancien allié et désormais ennemi juré. Pompée s’enfuit en Égypte, espérant y trouver refuge. Mais à son arrivée, Ptolémée XIII, le roi d’Égypte, influencé par ses conseillers, fait assassiner Pompée pour gagner les faveurs de César.

De la même manière, Baanah et Rékab, en 2 Samuel 4, se rendirent coupables d’un acte semblable. Après avoir pénétré dans la maison d’Isch-Bosheth, le fils de Saül, pendant qu’il reposait, ils l’assassinèrent traîtreusement, lui ôtant la vie, et apportèrent sa tête à David, pensant que ce geste leur vaudrait reconnaissance et récompense. Mais leur jugement était faussé, comme celui de Ptolémée. Ils ne comprirent pas que David, l’homme selon le cœur de Dieu, ne pouvait honorer un acte aussi vil que celui de tuer un homme innocent et sans défense. David, avec une noble justice, condamna immédiatement leurs actions et les fit exécuter, affirmant que la justice ne pouvait se construire sur le crime et la trahison.

Ptolémée XIII, en tuant Pompée, croyait non seulement assurer sa propre sécurité, mais également plaire à César, pensant que ce dernier se réjouirait de voir disparaître un rival. Mais quelle fut la réaction de César ? À la vue de la tête de Pompée, il ne ressentit ni triomphe ni satisfaction. Au contraire, il pleura la perte de celui qui, bien que son adversaire, avait été son allié, et il fit organiser des funérailles en son honneur.

Par ce meurtre, Ptolémée, croyant avoir assuré sa couronne, venait en réalité de sceller sa propre perte. César, loin d’être apaisé par l’offrande du corps de son rival, fut révulsé par cette trahison ; et il allait devenir l’instrument du jugement de Dieu.

César se retrouve rapidement impliqué dans la guerre civile entre Ptolémée XIII et sa sœur, Cléopâtre VII. César décide de soutenir Cléopâtre, ce qui le plonge dans un conflit contre les forces égyptiennes. César s’engage alors dans une courte mais intense guerre en Égypte connue sous le nom de Guerre d’Alexandrie.

Durant ce conflit, César reçoit des renforts venus de Judée.

Flavius Josèphe souligne qu’Antipater, conscient de l’importance de soutenir César pour renforcer la position de la Judée sous la domination romaine, rassemble rapidement des troupes pour venir en aide à César.

Le Rôle de Hyrcan et la Mobilisation de l’Aide

Josèphe mentionne que Hyrcan II, bien que d’un caractère moins énergique qu’Antipater, soutient également cette démarche. En tant que grand prêtre et chef de la nation juive, Hyrcan donne son approbation officielle à la participation des forces juives au secours de César. Ce soutien religieux et politique est important, car il confère une légitimité à l’intervention militaire d’Antipater en Égypte.

Lorsque les troupes d’Antipater et de Hyrcan atteignirent Alexandrie, elles apportèrent un renfort crucial à César, permettant à ses forces de briser le siège et de reprendre l’initiative contre Ptolémée.

Les forces de Ptolémée furent vaincues dans une série de batailles rangées, et Ptolémée lui-même trouva la mort dans le Nil, tentant désespérément de fuir.

Cléopâtre, désormais sans rival, fut installée sur le trône par César.

Les Récompenses et la Reconnaissance de César

Après la victoire de César en Égypte et le rétablissement de Cléopâtre sur le trône, César récompense ses alliés pour leur aide. Josèphe raconte que César honore Antipater en lui accordant des privilèges importants. Il lui accorde la citoyenneté romaine, un honneur rare pour un étranger, et le nomme « procurateur de Judée », reconnaissant ainsi son autorité et son rôle prééminent dans la région.

Hyrcan II, en tant que chef religieux de la Judée, voit également son statut consolidé. César confirme sa position de grand prêtre et d’ethnarque, assurant ainsi la continuité de sa charge religieuse et politique. Les décisions de César renforcent le pouvoir d’Antipater et de Hyrcan en Judée, les plaçant sous la protection directe de Rome.