Jésus-Christ révèle le mystère trinitaire

Dans la lumière éclatante de la révélation divine, le nom de Jésus-Christ apparaît comme un mystère sublime, révélant la plénitude du Dieu Trinitaire — le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. Ainsi que l’enseigne l’Écriture, dans l’évangile selon Matthieu, chapitre 28, verset 19, c’est en ce nom que réside la formule sacrée du baptême chrétien :

« Allez, faites de toutes les nations des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit. »

En lui, dans ce nom glorieux, se dévoile la nature du Dieu unique, révélé en trois personnes. Le Fils, envoyé par le Père, porte en lui le sceau même de cette union céleste. Dans les Actes des Apôtres (2.36), nous apprenons que Dieu a fait « Seigneur et Christ » ce Jésus que les hommes ont crucifié. Ainsi, en lui réside la plénitude de la révélation divine.

L’apôtre Paul, dans sa lettre aux Colossiens (2.9), nous conduit plus avant dans ce mystère :

« Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. »

Jésus-Christ est non seulement le médiateur entre Dieu et les hommes, mais il est aussi la manifestation visible de Dieu lui-même. Toute la nature divine se déploie en lui. Si nous contemplons le Fils, nous contemplons Dieu dans toute sa plénitude. Celui qui a pris chair, celui qui a marché parmi les hommes, celui qui a souffert et est mort sur la croix, n’est pas un simple prophète ou messager, mais Dieu lui-même, le Tout-Puissant, caché dans l’humanité de Jésus-Christ.

L’épître aux Hébreux (1.3) éclaire encore davantage ce mystère. Le Christ est décrit comme étant « le reflet de la gloire de Dieu, et l’empreinte de son être. » Il est l’image parfaite de l’Invisible, le rayonnement visible de la majesté divine. En lui, l’invisible se fait visible, l’éternel se fait temporel. Toute la gloire de Dieu éclate dans la personne de Jésus-Christ, car en lui, Dieu se rend accessible à l’humanité. Ce mystère ne se contente pas d’être révélé par les hommes, mais il est scellé par Dieu lui-même, qui rend témoignage à son Fils bien-aimé.

Le témoignage divin est double, comme nous l’enseigne la première épître de Jean (5.7-8). Ce témoignage s’élève à la fois dans le ciel et sur la terre, formant une unité indissoluble. Dans les cieux, Dieu témoigne de son Fils lors du baptême de Jésus. Là, le ciel s’ouvre, et le Père, dans un élan d’amour infini, envoie sa Parole, proclamant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3.17). Cette parole divine descend du ciel, tandis que le Saint-Esprit, sous forme de colombe, vient reposer sur le Fils. Ce sont là les trois témoins célestes : le Père, la Parole incarnée en Jésus, et le Saint-Esprit, qui rend témoignage au Fils.

Sur la terre, ce témoignage s’accomplit de manière tout aussi profonde et mystérieuse. Lors de la mort de Jésus, l’autre « baptême » auquel il devait être baptisé (Luc 12.50), un soldat romain perce son côté, et il en sort du sang et de l’eau (Jean 19.34). Ce témoignage, par le sang et l’eau, atteste que Jésus est véritablement mort, et que de sa mort découle la rémission des péchés. Le sang nous parle du sacrifice suprême qui expie les péchés de l’humanité, et l’eau nous rappelle la purification opérée par la Parole, celle-là même que Jésus-Christ incarne. En ce double témoignage terrestre — le sang et l’eau — la rédemption est accomplie.

Mais ce témoignage sur la terre ne s’arrête pas là. À la Pentecôte, l’Esprit, envoyé par le Christ ressuscité, descend sur les apôtres, comme il l’avait promis (Actes 2.1-4). L’Esprit rend témoignage à la réalité de la mort et de la résurrection de Jésus, scellant dans les cœurs la véracité de l’Évangile. Ainsi, par ce double témoignage — céleste et terrestre — Dieu révèle la grandeur du mystère de la Trinité en Jésus-Christ.

Dans ce mystère, chaque personne de la Trinité est intimement liée à la venue de Jésus-Christ. Par le sang, nous voyons la présence du Père, car le sang est issu de l’Incarnation même du Fils, et l’Écriture nous enseigne que ce sang est celui de Dieu (Actes 20.28). Par l’eau, nous entendons la voix de la Parole, dont Jésus est l’incarnation parfaite. Enfin, par le Saint-Esprit, nous contemplons celui qui a conçu Jésus (Matthieu 1.20), et qui procède du Père (Jean 15.26), liant ainsi les trois personnes divines dans l’œuvre de la rédemption.

En Jésus-Christ, la Trinité entière est manifestée. Jésus-Christ est non seulement le Sauveur, mais aussi l’image parfaite de la Trinité, unie dans un seul dessein : le salut de l’humanité. Dans son être et dans son œuvre, Jésus-Christ révèle la nature même de Dieu, et son nom glorieux contient la profondeur du mystère trinitaire.