Il est écrit dans les Saintes Lettres que, dans les derniers temps, Dieu enverra à ceux qui refusent d’aimer la vérité une puissance d’égarement, pour qu’ils croient au mensonge (2 Thessaloniciens 2.11). Ce verset, souvent cité dans le cadre moral ou doctrinal, trouve aussi sa pleine actualité dans l’ordre de la vision du monde, dans ce que l’homme pense de la création, de la structure du cosmos, de la place de l’homme, et du trône de Dieu.
Car ce que nous appelons aujourd’hui « cosmologie moderne » n’est pas une simple lecture des astres, ni un progrès innocent de la connaissance. C’est un récit total, une contre-révélation, une refondation symbolique du monde sur des bases où Dieu est absent, la terre est banale, le ciel est vide, et l’homme est un accident.
Ce système n’est pas venu au hasard. Il n’est pas le fruit neutre de la méthode scientifique. Il est l’œuvre d’un esprit, le produit d’une volonté, et l’aboutissement d’un refus : le refus du Dieu créateur, législateur et rédempteur.
I. Le cosmos moderne : un monde sans centre, sans sanctuaire, sans Seigneur
La cosmologie moderne enseigne que l’univers est né du néant, par hasard, sans cause, sans intelligence. Elle enseigne que la terre est une planète quelconque, perdue dans une étendue infinie. Elle enseigne que l’homme est le fruit d’une évolution aveugle, sans dessein ni vocation. Elle enseigne que le ciel est un vide, que les étoiles sont des masses en combustion, que la lune est une roche morte, que le soleil est une boule de gaz.
Or, que reste-t-il, dans ce tableau, du monde selon Dieu ? Rien. Le Trône a disparu. Le sanctuaire céleste est effacé. L’ordre sacré est nié. Le monde devient profane, la matière devient seule réalité, et l’homme se fait sa propre norme.
Cette cosmologie n’est pas un savoir. C’est une doctrine d’incrédulité.
II. L’énergie d’erreur : croire au mensonge avec foi
Le plus frappant est ceci : les hommes croient à ce récit avec une foi intense. Ils croient à des distances qu’ils ne peuvent vérifier. À des images qu’ils n’ont pas prises. À des structures qu’ils n’ont jamais vues. Ils croient à des orbites, à des lunes, à des galaxies, à des trous noirs. Ils croient sans voir, avec une soumission totale aux prêtres de la science.
Ils rejettent la Bible comme naïve, mais ils reçoivent les récits des agences spatiales comme infaillibles. Ils méprisent les prophètes, mais ils vénèrent les astronomes. Ils rejettent le surnaturel de Dieu, mais ils avalent les impossibilités technologiques comme pain quotidien.
Voilà l’énergie d’erreur : elle donne au mensonge une force de persuasion spirituelle. Elle produit des croyants, mais dans le faux. Des adorateurs, mais du cosmos. Des disciples, mais de la modernité. Et elle prépare les hommes à recevoir l’ultime illusion, celle d’un monde sans Dieu, où l’homme monte aux cieux par ses fusées, et en revient par ses images.
III. L’éveil des cœurs : quand le monde visible témoigne pour Dieu
Mais voici que, par la miséricorde de Dieu, certains ouvrent les yeux. Ils observent, ils expérimentent, ils vérifient, et ils découvrent que le monde réel — celui qu’ils voient de leurs yeux — ne correspond pas au récit qu’on leur a inculqué.
Ils voient que l’horizon est droit, que le soleil est proche, que la lune n’éclaire pas comme une sphère lointaine, que les étoiles ne montrent pas de profondeur infinie. Ils voient que le firmament existe encore, que les cieux racontent la gloire de Dieu, que la création témoigne du Créateur.
Et alors, leur cœur s’ouvre. La foi devient possible. Car le mensonge cosmologique, une fois brisé, libère l’âme. L’homme redevient ce qu’il est : créé, placé sur une terre stable, sous un ciel habité par Dieu, au centre d’un dessein sacré.
Conclusion : revenir à la vérité, pour échapper à l’illusion
Frères et sœurs, il ne suffit pas d’aimer la Bible en paroles. Il faut l’aimer jusque dans sa manière de décrire le monde. Il faut refuser les récits qui insultent la Parole de Dieu, même s’ils sont populaires, scientifiques, prestigieux. Il faut préférer l’humilité de la foi à l’orgueil du savoir.
Car dans ces choses, il ne s’agit pas seulement d’astronomie. Il s’agit de vérité. Il s’agit de salut. Il s’agit d’adoration.
Et Dieu, qui ne laisse pas ses enfants dans la confusion, a dit qu’un jour, le ciel lui-même fuira devant sa face, que les étoiles tomberont, et que la vérité sera manifeste.
Heureux celui qui aura aimé la vérité avant qu’elle ne paraisse aux yeux de tous.
