L’esprit humain, lorsqu’il se détourne de Dieu, cherche à s’élever par des voies que le Créateur ne lui a pas assignées. Il courtise des rêves d’infini, explore des horizons illusoires, et se plaît à imaginer des mondes peuplés de formes de vie étrangères. Cette quête moderne, portée par une fascination pour les théories évolutionnistes et les récits de science-fiction, se heurte pourtant à la lumière éclatante de la Parole de Dieu, qui révèle la souveraineté du Seigneur sur sa création et la place centrale qu’il a assignée à l’homme sur la terre.
Les premières paroles des Écritures posent la base inébranlable de la cosmologie biblique : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. » (Genèse 1:1). Ces mots, simples mais sublimes, expriment une distinction essentielle : les cieux sont la demeure de Dieu, la terre le domaine de l’homme. « Les cieux sont les cieux de l’Éternel, mais il a donné la terre aux fils de l’homme. » (Psaume 115:16). Dans ce plan divin, la terre n’est pas un point insignifiant dans l’immensité de l’univers, mais le théâtre choisi par le Créateur pour l’accomplissement de son dessein.
L’idée d’une vie extraterrestre ou d’une colonisation humaine d’autres planètes brouille cette distinction fondamentale. Elle réduit le ciel à une simple extension de la terre, soumettant l’ordre divin au caprice humain. Mais les cieux ne sont pas un territoire à conquérir ; ils proclament la gloire de Dieu (Psaume 19:1). Leur grandeur ne peut être explorée par des fusées ou sondes, mais seulement contemplée avec un cœur humble, reconnaissant leur Créateur.
L’ambition de franchir les limites que Dieu a fixées à l’homme ne date pas d’aujourd’hui. Dans les plaines de Shinéar, les hommes, dans leur orgueil, entreprirent de bâtir une tour pour atteindre le ciel. Ils déclarèrent : « Allons ! bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche aux cieux, et faisons-nous un nom. » (Genèse 11:4). Ce projet, qui prétendait effacer la séparation entre ciel et terre, provoqua l’intervention divine. Dieu confondit leur langage et dispersa leur ambition, montrant ainsi que toute tentative d’usurper le domaine céleste est une rébellion contre sa souveraineté.
Aujourd’hui, les rêves de voyages interplanétaires et de découverte d’une vie extraterrestre ne sont qu’une répétition moderne de la révolte de Babel. Ces aspirations traduisent un refus de se soumettre aux limites que Dieu a assignées. L’homme cherche à élargir son domaine, oubliant que la terre, et non l’univers entier, lui a été confiée comme lieu de son habitation et de sa mission.
La croyance en l’existence d’une vie extraterrestre s’appuie sur une hypothèse qui contredit les Écritures : l’évolutionnisme. Selon cette théorie, la vie serait apparue sur terre par des processus naturels, indépendants de toute intervention divine. Si tel était le cas, pourquoi ces mêmes processus ne pourraient-ils pas se reproduire ailleurs dans l’univers ? Mais cette idée, séduisante pour l’esprit moderne, repose sur un rejet de la vérité biblique. L’Écriture enseigne que la vie est un don de Dieu, non le fruit du hasard. « C’est l’Éternel Dieu qui forma l’homme de la poussière de la terre et qui souffla dans ses narines un souffle de vie. » (Genèse 2:7).
L’évolutionnisme, en plaçant le hasard au centre de l’apparition de la vie, prépare le terrain pour des spéculations sur l’existence d’autres formes de vie dans l’univers. Mais cette vision réduit la vie à un phénomène universel et reproductible, alors que les Écritures montrent que l’homme, créé à l’image de Dieu, est unique dans tout l’ordre de la création. Dieu ne s’est pas révélé aux étoiles ni aux galaxies, mais à l’humanité. En Jésus-Christ, il a assumé la nature humaine, non celle d’une autre créature. Quelle place, dès lors, pourrait-il y avoir pour une vie extraterrestre comparable à celle de l’homme ?
Toute l’histoire de la rédemption témoigne de la centralité de la terre dans le plan de Dieu. C’est sur cette terre que Dieu a établi son peuple, donné sa Loi, envoyé ses prophètes. C’est sur cette terre que le Fils de Dieu s’est incarné pour accomplir le salut. « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous. » (Jean 1:14). Jésus-Christ, en prenant la nature humaine, a scellé le lien unique entre Dieu et l’homme.
L’incarnation du Fils montre que la terre, et non un autre lieu de l’univers, est le centre de l’histoire divine. C’est ici que Christ a triomphé de la mort par sa résurrection, et c’est ici qu’il reviendra dans la gloire. L’idée d’une autre forme de vie intelligente ailleurs dans l’univers relativise cette centralité et brouille le témoignage biblique. Mais les Écritures sont claires : « En lui, toutes choses ont été créées dans les cieux et sur la terre. » (Colossiens 1:16). L’univers tout entier a été créé pour manifester la gloire de Dieu à travers son œuvre sur la terre.
L’homme, créé à l’image de Dieu, est le couronnement de la création. Le psaume 8 proclame : « Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, et tu l’as couronné de gloire et d’honneur. » (Psaume 8:6). Cette dignité unique n’est partagée par aucune autre créature. C’est avec l’homme que Dieu a choisi de faire alliance, et c’est pour l’homme qu’il a envoyé son Fils.
En cherchant à découvrir une vie extraterrestre, l’homme moderne tend à relativiser sa propre place dans l’univers. Mais l’Écriture rappelle que l’homme est le centre du dessein divin. Le cosmos tout entier est ordonné autour de la rédemption de l’humanité. Loin de chercher à s’étendre au-delà de son domaine, l’homme est appelé à glorifier Dieu sur la terre et à attendre le jour où le Seigneur renouvellera toute chose.
L’idée de vie extraterrestre et de voyages interplanétaires reflète une insatisfaction envers la place que Dieu a assignée à l’homme. Mais la foi chrétienne nous enseigne à accepter cette place avec reconnaissance, sachant que la terre est le lieu où Dieu manifeste sa gloire et accomplit son dessein. Toute tentative de relativiser cette centralité, que ce soit par l’évolutionnisme ou par des spéculations sur d’autres formes de vie, détourne l’homme de sa vocation et ébranle la confession de la souveraineté de Dieu.
Le chrétien, éclairé par les Écritures, rejette ces rêves vains et s’attache à la vérité révélée. L’homme est le couronnement de la création, la terre le centre du plan divin, et l’Évangile la proclamation de la gloire de Dieu. À lui seul soient l’honneur, la majesté et la puissance, maintenant et à jamais. Amen.
