Il est une voix qui s’élève aujourd’hui dans les marges, souvent ignorée ou méprisée, mais qu’un esprit attentif ne saurait négliger. Ce n’est point celle d’une philosophie nouvelle, ni d’une école savante ; c’est la voix d’hommes simples, de chercheurs humbles, qui, regardant la création, s’interrogent : Ce que nous voyons de nos yeux, ce que nous expérimentons par des moyens accessibles, s’accorde-t-il réellement avec le récit que la science moderne nous impose comme vérité incontestable ?
Il est digne d’être noté que plusieurs de ces observateurs, souvent appelés péjorativement « les partisans de la terre plate », ne se contentent pas de croire : ils expérimentent, ils observent, ils vérifient. Et ce qu’ils constatent — non par spéculation, mais par simple attention aux faits — vient troubler la sécurité illusoire d’un monde bâti sur des théories que nul ne peut confirmer lui-même.
I. Ce que montre l’observation : une terre sans courbure, un soleil proche et mobile
Voici un homme qui attache une caméra à un ballon météo. Il le fait monter dans les hauteurs du ciel, jusqu’à 33 000 mètres. Et que découvre-t-il ? Non une courbure marquée, comme le modèle officiel le lui avait promis, mais une ligne droite, stable, plane, comme celle qu’un regard sobre observe chaque jour depuis la mer.
Voici un autre homme qui contemple le soleil : il ne le voit point comme une sphère lointaine de millions de kilomètres, inondant la terre entière d’une lumière uniforme ; il le voit éclairant une zone localisée, projetant des rayons divergents, suivant une course circulaire, comme un luminaire placé au-dessus du monde, et non autour d’un globe en rotation.
Ces expériences, et plusieurs autres du même ordre, convergent vers une idée simple, et cependant troublante : la structure visible du monde s’accorde mieux avec la cosmologie biblique qu’avec celle, plus récente, imposée depuis Copernic et Newton.
II. Ce que refuse d’admettre la science moderne : le retour du réel biblique
Mais que fait la science dominante ? Elle ne discute point. Elle ne répond pas par l’argument, mais par le mépris. Elle ne réfute pas : elle disqualifie. Elle dit : « Cela est absurde ; cela ne mérite pas d’être examiné ; cela ne peut pas être vrai. » Pourquoi ? Parce que ces observations viennent heurter un dogme non confessé : celui d’un monde régi par des lois absolues, sans intervention divine, sans centre, sans limite, sans trône.
Car il faut bien le dire : la cosmologie moderne est plus qu’un modèle scientifique. Elle est un récit métaphysique. Elle affirme, non seulement que la terre est un globe en rotation, mais que l’homme n’est au centre de rien, que Dieu n’est intervenu en rien, que la Révélation ne peut éclairer la structure du monde.
Et c’est pourquoi ces simples expériences — cette caméra attachée à un ballon, ce rayon solaire projeté sur la terre — prennent une portée plus grande que leur modeste apparence. Elles ne prouvent point tout, mais elles dérangent, parce qu’elles rouvrent une question que l’on croyait close : Et si la Bible disait vrai jusque dans sa cosmologie ?
III. Ce que confesse le croyant : la fidélité première à la Parole
Le croyant, pour sa part, ne fonde pas sa foi sur l’expérience seule. Il commence par l’Écriture, qui est vérité, lumière, et autorité. Il croit que Dieu a parlé, non pour flatter l’imagination, mais pour instruire son peuple. Il lit dans la Genèse que Dieu a créé un firmament pour séparer les eaux ; qu’il a placé les luminaires au-dessus de la terre ; que le soleil et la lune parcourent le ciel, et que la terre est ferme, établie, inébranlable.
Il lit dans le livre de Josué que le soleil s’arrêta sur Gabaon, et que la lune suspendit sa course, non en apparence, mais réellement, selon le témoignage de l’Écriture. Et il ne corrige pas ces paroles. Il ne les spiritualise pas. Il ne les plie pas sous les exigences d’un système étranger. Il dit : « Si Dieu a parlé ainsi, c’est à moi de croire, et non à Lui de s’expliquer. »
Ainsi le croyant, en regardant le monde, ne cherche pas à lui imposer une vérité humaine. Il cherche à reconnaître la signature du Créateur, et il est prêt à remettre en cause tous les savoirs, tous les modèles, toutes les autorités, dès lors qu’ils contredisent la Parole de Dieu.
IV. Ce que réclame l’heure : du courage, de la sobriété, et de la foi
Le temps est venu, non d’un fanatisme aveugle, mais d’un discernement réveillé. Il ne s’agit pas d’adopter en bloc tous les modèles alternatifs, ni de rejeter toute donnée scientifique ; mais de reprendre en main notre regard, de redonner à l’Écriture la première place, et de cesser de lire le monde à travers les lunettes de la modernité incrédule.
Il faut écouter ceux qui cherchent, ceux qui expérimentent, ceux qui osent douter de ce qu’on leur a imposé. Non parce qu’ils seraient infaillibles, mais parce qu’ils manifestent un désir légitime de rétablir l’unité entre ce que l’on voit, ce que l’on lit dans la Bible, et ce que l’on croit.
C’est un combat difficile. Il expose au ridicule, à l’isolement, au soupçon. Mais il est noble, parce qu’il repose sur une conviction simple : Dieu dit vrai. Et si le monde, même religieux, préfère se taire pour ne pas troubler l’équilibre établi, alors il appartient aux fidèles de redire, doucement mais fermement : « Ce que nous voyons de nos yeux s’accorde avec ce que Dieu nous a dit. »
Conclusion : Le monde n’est point neutre — il est témoin
Ce que nous appelons « le monde » n’est point une masse inerte, livrée aux spéculations humaines. Il est témoin. Il rend témoignage à son Auteur. Il parle à qui veut entendre. Et si notre génération ne voit plus ce témoignage, c’est peut-être que nous avons appris à voir avec les yeux du siècle, et non avec ceux de la foi.
Mais le Seigneur peut ouvrir les yeux des aveugles. Il peut réveiller une génération fatiguée, qui redécouvrira que le ciel raconte encore sa gloire, et l’étendue manifeste encore l’œuvre de ses mains.
C’est vers ce jour que nous marchons. Ce jour où la Parole de Dieu éclairera de nouveau toute chose, et où l’homme, libéré des idoles modernes, retrouvera sa juste place : non comme maître du monde, mais comme témoin fidèle du Dieu vivant.
